vendredi 16 août 2013

Les Loups de la pleine lune d'Edouard Brasey

Les Loups de la pleine lune, d'Edouard Brasey
"Près de moi se tenait la femme aux cheveux roux. Elle avait revêtu une longue robe écarlate dont le bustier de brocart laissait échapper ses bras nus et l'amorce d'une gorge gonflée et charnue. A chaque respiration, ses seins à demi découverts se soulevaient comme des vagues, blanches d'écume. De ses yeux verts qui ne cillaient jamais, elle me contemplait avec une attention qui m'obligea à baisser le regard en rougissant. Devant moi se tenait la plus belle femme que j'eusse jamais vue de ma vie."
Un carnet agrémenté de croquis, découvert en 1943 dans un manoir du Loir-et-Cher laissé à l'abandon, relate l'effroyable destinée de Raoul Follerand. Quelque cinquante ans plus tôt, le jeune homme, perdu dans la forêt et effrayé par le hurlement des loups, avait trouvé refuge dans ce manoir et rencontré sa maîtresse, la troublante Clarimonde, baronne de Mortemare. Entre horreur, fantastique et érotisme, le sombre et fascinant récit d'un voyageur égaré, victime de la plus ancienne des malédictions.
  • Auteurs : Edouard Brasey     |     Editeur : Le pré aux clercs
  • Genre : Fantastique     |    Langue : français
  • Date de parution :     |     Nombre de page(s) : 268
Ce roman, je l’ai obtenu lors d’un troc. J’ai été intriguée par le résumé, et étant fan de ce que fait Edouard Brasey, j’étais bien curieuse de voir ce que donnais cette histoire.

Dans ce roman, on suit plusieurs récits à la fois. Tout d’abord, en guise de prologue et d’épilogue, deux lettres adressées à M. Le Préfet en 1943, informant de la découverte d’un journal intime datant de 1897 qu’on lui conseille de lire.
Ensuite, en 1900, Raoul Folerrand qui veut raconter son histoire dans son journal (que lit le Préfet donc).
S’enchaine le début du récit de Raoul en 1847, avec de brefs interludes revenant en 1900, moment de l’écriture du journal. Et, dans son histoire, il nous relate des récits qu’il a entendu, venant de la marquise Clarimonde (son histoire à elle et celle de Hagen), ainsi que le récit de Jacques (en deux parties).

Chaque chapitre correspond à une date précise dans le récit de Raoul, renforçant ainsi l’aspect journal intime. Du coup, la longueur des chapitres diffère suivant s’il s’est passé beaucoup de chose dans la journée ou non. Egalement, Raoul ne nous narre que les évènements s’étant déroulés durant les nuits de pleine lune, nous résumant simplement le reste. De ce fait, le texte se concentre sur les choses importantes pour l’intrigue.

C’est à l’occasion d’une promenade en forêt que Raoul s’égare, et fini par tomber, trempé, frigorifié et effrayé, sur le château de Mortemare. Il est bien vite ensorcelé par la mystérieuse marquise, Clarimonde. S’ensuit après cela pas mal de mésaventures pour le moins bizarres.
A travers les divers récits (dans le second tiers du roman) qu’il a entendu et que nous relate Raoul, les hommes-loups entrent en scène, alors que dans la première partie on n’en soupçonne pas vraiment l’existence. Egalement, ces récits reconstituent l’histoire, le passé, et éclairent les multiples mystères.
J’ai bien apprécié le récit concernant Hagen, car il nous apporte beaucoup d’informations sur les hommes-loups, leurs origines, etc. alors que le reste du roman ne nous en parle pas vraiment.

Par contre, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, les émotions n’étant pas très présentes. Du coup, je ne sais pas vraiment quoi en dire. Ils sont tous très mystérieux et étranges à leur façon propre.
Raoul est un jeune homme qui finit par se laisser piéger malgré lui à Mortemare (surtout à la fin en fait), et la marquise est une manipulatrice à la vie vraisemblablement éternelle, tantôt douce tantôt cruelle, selon les phases de la lune.

Sous la plume fluide et précise d’Edouard Brasey, c’est un récit trouble, sombre et étrange qui nous est conté, mêlant le fantastique, l’horrifique et l’érotique (qui d’ailleurs prend un peu trop d’ampleur à mon gout au fil des pages).

Ainsi donc, c’est un roman intéressant, mystérieux qui, bien que m’ayant bien plu, me laisse quelque peu perplexe je dois l’avouer.

Karine N.

2 commentaires:

  1. Réponses
    1. C'est assez étrange comme livre, mais c'est une lecture intéressante tout de même :)

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